accueil
abonnement
changement d'adresse
coin des conseillers
extra
liens utiles
nous joindre
publicité
Qui nous sommes
tableaux comparatifs
 

Vol auto : la police veut se rapprocher des assureurs

Par Hubert Roy, mai 2010

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) veut obtenir davantage de collaboration des assureurs pour mieux combattre le vol automobile dans la métropole.

C'est ce qu'ont affirmé André Drolet, président d'Info-Crime Montréal, et Peter Lambrinakos, commandant et chef de section de la division des enquêtes de la région Ouest du SPVM, lors d'un entretien accordé au Journal de l'assurance.

M. Drolet, qui est aussi directeur national au développement des affaires de Marquage Antivol Sherlock, veut travailler à favoriser ce rapprochement.

« Dans leurs fonctions, les corps policiers ont beaucoup de priorités. Ils s'occupent toujours du vol auto, même si ce n'est pas au haut de leur liste. Je veux toutefois rapprocher les corps policiers des assureurs pour qu'ils puissent avoir accès à des outils avec lesquels ils pourront travailler, sans que ça leur cause de surplus de travail. Souvent, les policiers ont besoin de l'aide des assureurs dans leurs projets. À la base, il s'agira de voir comment ils peuvent aider le patrouilleur dans son travail», souligne M. Drolet.

M. Lambrinakos affirme que la lutte contre le vol automobile demeure importante pour le SPVM, même s'il n'y a plus d'escouade affectée à contrer ce fléau. Il souligne que le vol automobile est toujours considéré comme un crime grave par le SPVM. Il rappelle que c'est le citoyen qui paie la facture d'un véhicule envoyé outremer par le biais de sa prime d'assurance.

Le SPVM a d'ailleurs divers « projets » liés au vol auto. (Note de la rédaction : le corps policier utilise le terme « projets » pour désigner des enquêtes plus poussées.) Un de ces projets vise d'ailleurs un réseau de crime organisé qui sévit à Montréal, à Laval et sur la Rive-Sud.

« Quand on a des renseignements, on s'y attaque, même si nous n'avons plus de section spécialisée contre le vol auto. D'ailleurs, au cours des deux dernières années, nous avons mené 25 projets liés au vol auto. Nous avons réalisé plus de 1 400 arrestations liées à des vols de véhicule à moteur », dit M. Lambrinakos.

Le commandant en chef du SPVM ajoute qu'il a une stratégie de prévention en lien avec le vol auto. Des analyses quotidiennes et hebdomadaires des vols auto sont réalisées. La section analyse et renseignements du SPVM y travaille aussi.

« Si on voit des endroits où il y a eu une hausse de vols de véhicules moteurs, on va prendre action. Nous allons soit tenter d'identifier des suspects ou hausser notre présence dans ces secteurs. Nous sommes capables de travailler sur un projet spécifique au vol auto et mener aussi le côté prévention. On sait que les voleurs ciblent les centres commerciaux et les endroits touristiques, surtout ceux près des autoroutes, d'où ils peuvent fuir plus facilement », dit M. Lambrinakos.

Lors de grands événements, le SPVM travaillera avec ses organisateurs pour prévenir une augmentation du vol automobile. Ainsi, les postes de quartier augmenteront leur visibilité et leur présence.

« C'est pour cela qu'on veut travailler en partenariat avec les assureurs. S'ils voient un endroit où il y a plus de vols, c'est sûr qu'on va le travailler, affirme M. Lambrinakos. On pourra augmenter la visibilité des patrouilles selon le cas. Ça porte fruit dans la majorité des cas. Nous avons travaillé sur plusieurs projets, qui ont donné des résultats rapides et profitables. On peut penser aux gares de train de banlieue qu'on a surveillées tout récemment. Dans de tels cas, on observe deux effets : on arrête les suspects ou le problème se déplace. On ne souhaite pas la deuxième éventualité, mais dans un tel cas, on a des outils pour identifier rapidement les nouveaux lieux ciblés. »

Marquage Antivol Sherlock a d'ailleurs signé une entente avec le SPVM au mois de mars dernier, qui permet aux policiers d'avoir un accès direct à la banque de données de Sherlock.

M. Lambrinakos affirme qu'il s'agit d'un outil extrêmement utile pour son équipe de patrouilleurs et d'enquêteurs. « En ayant un accès direct à la base de Sherlock, on est capable de faire face à la situation en temps réel et sans délai, ce que nous ne pouvions pas faire auparavant. Que le patrouilleur soit sur la route ou dans un chop-shop (un atelier de découpage de voitures), il n'a pas besoin d'attendre un rapport d'analyse des jours plus tard. Il sait tout de suite si la pièce marquée a été volée. L'enquête peut être amorcée sur le champ », dit-il.

Retombées

Le commandant dit aussi voir plusieurs retombées possibles avec ce partenariat. « Par exemple, dans un cas de délit de fuite, si un morceau se détache et tombe sur la chaussée, on saura à qui le véhicule appartient. Ça nous aidera aussi dans les cas de fraude, car ils ne sont pas faciles à déterminer. Par ailleurs, on croit que ça améliorera le taux de recouvrement des véhicules envoyés outremer», croit-il.

André Drolet dit voir des policiers utiliser la banque de données de Sherlock. En plus de leur donner un outil de plus, il considère que cette entente fait monter la prévention d'une note, ainsi que la dissuasion. « Tous les policiers ont accès à la banque de données à partir de leur auto-patrouille. Ils peuvent tout vérifier sur le champ et on voit qu'ils le font par notre système », dit-il.

Hubert Roy
 
Banque Nationale
 
Stratégie Financière Impact
 
AssuranceIntel
 
 
FlashFinance.ca
The Insurance Journal
Le Congrès de l'assurance et de l'investissement