| D’ici 2013 et à moins que les consultations publiques ne traînent en longueur, les normes internationales d’informations financières ou NIIFauront définitivement supplanté les principes comptables généralement reconnus (PCGR).
C’est un appel à la transparence des états financiers, dans la foulée des scandales financiers de 2001, qui a mené au projet de NIIF.
Elles sont devenues réalité concrète pour tous après que le Conseil des normes comptables internationales (CNCI) ait publié un document de discussion en 2007. Les commentaires recueillis dans la foulée de ce document ont permis d’instaurer la phase I des NIIF et mèneront à l’exposé-sondage d’avril 2010, dernier pas avant l’adoption définitives des NIIF de phase II.
Bien que la phase I des NIIF n’entre en vigueur qu’en 2011, les états financiers les reflèteront dès le premier trimestre en cours. Toutes les compagnies publiques devront présenter dès maintenant leurs résultats financiers en « format NIIF ». Non seulement leur résultats de 2010 passeront par ce moule, mais elles devront aussi traiter à nouveau les informations financières de 2009, pour étayer leurs états comparatifs.
Pas de place pour les retardataires. « Si les décisions afférentes aux IFRS ne sont pas prises d’ici janvier 2010, il sera difficile de reconstituer ultérieurement les informations financières en IFRS », pouvait-on lire dans le CA Magazine d’août 2009.
Les assureurs se disent prêts. Dans une notice à la Securities Exchange Commission, chien de garde du secteur des valeurs mobilières aux États-Unis, Manulife Financial Corporation a ces mots : « La compagnie adoptera les NIIF dans ses rapports trimestriels et annuels dès le premier trimestre de 2011, et fournira les données financières comparatives correspondantes pour 2010. »
Alain Thériault |